Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : ce qu’on a vraiment pour son argent
Look, finition et petits détails qui comptent
Autonomie réelle, recharge et pratique au quotidien
Confort de roulage : ville, chemins et longues sorties
Cadre acier, composants Shimano : ce que ça vaut sur le terrain
Solidité perçue, petits soucis et entretien
Assistance, reprises et comportement en montée
Ce qu’on achète vraiment avec ce T-Rex Air
Points Forts
- Bon rapport qualité-prix pour un vrai VTT électrique 29 pouces polyvalent
- Autonomie correcte (40-55 km réels) et batterie amovible pratique à charger
- Confort et stabilité grâce aux gros pneus, à la fourche 100 mm et au cadre costaud
Points Faibles
- Vélo assez lourd, pas idéal si tu dois souvent le porter ou le manipuler dans des escaliers
- Freins à disque mécaniques et réglages d’origine perfectibles, nécessitent un minimum de suivi
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | E MOTORAD - RIDE THE ELECTRIC REVOLUTION |
Un VTT électrique à prix contenu, mais vraiment utilisable ?
J’ai roulé avec l’EMotorad T-Rex Air pendant un peu plus de deux semaines, en gros tous les jours pour aller bosser et deux grosses sorties le week-end. Je cherchais un VTT électrique pas trop cher pour remplacer mon vieux VTC sans assistance, et je voulais quelque chose qui puisse faire à la fois ville + chemins en forêt. Sur le papier, le T-Rex Air coche pas mal de cases : pneus en 29x2.4, moteur 250W, batterie 13Ah, fourche suspendue 100 mm, et un cadre en acier annoncé costaud.
Concrètement, je l’ai utilisé sur un trajet d’environ 12 km aller (mix piste cyclable, petites côtes, un peu de pavés) et une sortie d’une quarantaine de kilomètres avec pas mal de dénivelé. Ça m’a permis de voir comment il se comporte en montée, en descente, dans les virages, mais aussi au quotidien : manipuler le vélo dans un couloir, monter quelques marches, le charger, etc. Je ne l’ai pas ménagé, j’ai clairement roulé comme si c’était le mien.
Je précise aussi que je ne viens pas d’un vélo électrique haut de gamme. Avant ça, j’avais un VTT Décathlon d’entrée de gamme sans assistance, et j’ai déjà essayé quelques VAE de location en ville et une e-MTB plus chère d’un pote (moteur central). Du coup je vois assez bien la différence entre un moteur moyeu à ce prix et du matos plus haut de gamme, sans être un puriste du VTT.
Globalement, le T-Rex Air fait le job pour le prix, mais ce n’est pas parfait. Il y a des trucs vraiment bien pensés (autonomie, confort de roulage, assistance en montée) et d’autres un peu moins (poids, réglages à peaufiner, freinage mécanique qui demande un peu d’attention). Je vais détailler point par point, sans langue de bois, pour que tu voies si ce vélo colle à ton usage ou pas.
Rapport qualité-prix : ce qu’on a vraiment pour son argent
En regardant ce que propose le T-Rex Air par rapport à son tarif et à la concurrence, je trouve que le rapport qualité-prix est plutôt bon. On a un vrai VTT électrique 29 pouces, avec une batterie de capacité correcte, un moteur 250W qui tient la route, une fourche suspendue de 100 mm, des freins à disque (mécaniques, certes) et une transmission Shimano, même si c’est du Tourney. Pour quelqu’un qui veut découvrir le VAE sans mettre 2500-3000 €, ça commence à devenir intéressant.
Comparé à certains modèles de grandes enseignes de sport dans la même gamme de prix, le T-Rex Air ne fait pas ridicule. Au contraire, l’équipement est souvent un peu au-dessus sur certains points (pneus 29x2.4, jantes double paroi 36H, écran C5 avec 5 niveaux d’assistance). Par contre, il faut garder en tête que tu n’as pas le réseau de SAV d’une grande chaîne physique. Donc si tu n’es pas à l’aise avec l’idée de gérer toi-même un éventuel retour ou une prise en garantie, c’est un point à considérer.
Pour moi, la vraie valeur du vélo, c’est qu’il permet de faire à la fois trajet domicile-travail et sorties loisir sans se sentir limité. Tu peux aller au boulot tous les jours, économiser sur l’essence ou les transports, et le week-end partir faire 30-40 km en forêt sans te dire que tu vas rentrer rincé. Dans ce sens-là, le vélo peut vite se rentabiliser si tu l’utilises vraiment régulièrement.
Ce n’est pas le meilleur vélo du marché, et clairement il y a mieux si tu doubles le budget : moteur central plus coupleux, freins hydrauliques, meilleure fourche, etc. Mais à ce tarif, avec cette configuration, je trouve que ça reste un bon compromis. Ce n’est pas parfait, il y a des compromis (poids, freins mécaniques, pneus à surveiller), mais globalement, le ressenti est : bon rapport qualité-prix pour un usage polyvalent, surtout si tu acceptes de faire (ou de faire faire) quelques réglages au départ.
Look, finition et petits détails qui comptent
Niveau design, j’avoue que la première impression a été plutôt positive. La couleur rouge donne un côté un peu agressif sans trop en faire, et le cadre a une ligne assez moderne pour un vélo à ce prix. Ce n’est pas du design de magazine, mais en vrai, posé dans un garage à côté d’autres vélos, il a de la présence. Plusieurs personnes m’ont demandé "c’est quoi comme modèle ?" sur le parking du boulot, donc visuellement, ça passe bien.
Les pneus en 29x2.4" remplissent bien le cadre et donnent un look de vrai VTT, pas d’hybride bizarre. La fourche avec 100 mm de débattement complète bien l’ensemble. On voit que ce n’est pas du haut de gamme au niveau des finitions (soudures visibles, peinture correcte mais pas parfaite si tu regardes de très près), mais à l’œil nu, ça fait propre. Les jantes double paroi en alu 36H ont l’air sérieuses, et ça rassure pour la résistance, surtout si tu roules sur des chemins caillouteux.
Un détail à noter : le passage des câbles est assez visible, ce n’est pas du tout "intégré" comme sur les vélos plus chers. Ce n’est pas dramatique, mais on sent le côté un peu plus basique. Par contre, le guidon large de 720 mm donne une bonne impression de contrôle, surtout en tout-terrain. Il faut juste s’habituer en ville pour se faufiler entre les voitures ou les poteaux, parce que ça prend de la place. Le phare avant intégré est un plus pour la sécurité, il est basique mais suffisant pour être vu et rouler en zone urbaine peu éclairée.
Globalement, en termes de design, je dirais que c’est sobre mais efficace. Le vélo ne fait pas "cheap" au premier coup d’œil, même si quand on regarde dans le détail, on voit bien que ce n’est pas un modèle à 3000 €. Pour un usage quotidien, tu n’as pas honte de l’attacher devant le bureau, et en sortie VTT avec des potes, tu ne donnes pas l’impression d’avoir un jouet. Le principal reproche que je ferais, c’est le manque de manuel papier dans la boîte : pour un produit qui vise aussi des gens pas forcément très techniques, ça aurait été pas mal d’avoir au moins un guide rapide de montage clair.
Autonomie réelle, recharge et pratique au quotidien
La batterie 36V 13Ah (468 Wh) est amovible, et ça, au quotidien, c’est vraiment pratique. Je la retirais presque à chaque fois pour la charger à l’intérieur. Le mécanisme pour la sortir est simple : clé, déverrouillage, et tu la fais coulisser. Ça tient bien en place en roulant, je n’ai pas eu de jeu ou de bruit parasite lié à la batterie. Le poids de la batterie est dans la norme, tu peux la transporter sans galérer, même si ce n’est pas une plume.
Côté autonomie, sur mon trajet boulot (environ 24 km aller-retour, avec une grosse côte, assistance surtout en niveau 3-4), je consommais en gros 2 barres sur la jauge, parfois 3 si je roulais comme un bourrin en mode 5. J’ai aussi fait une sortie de 40 km avec pas mal de dénivelé en restant souvent en mode 4-5 : je suis rentré avec encore un peu de marge, mais pas énorme. Donc pour moi, 40 à 55 km en usage "réel" selon le relief et le niveau d’assistance, c’est cohérent. Les 65 km annoncés sont atteignables si tu roules tranquille, sur terrain plutôt plat, en niveau d’assistance faible.
Le temps de charge est dans ce qui est annoncé : en partant d’une batterie bien entamée, j’étais autour de 5-6 heures pour une charge complète. Pour 80 %, on est plus aux alentours de 4-5 heures. Ce n’est pas ultra rapide, mais tu charges la nuit ou pendant la journée au boulot et tu es tranquille. Le chargeur fait un léger bruit de ventilateur, rien de dramatique, mais à savoir si tu le laisses dans une petite pièce silencieuse.
Un détail : l’affichage de la batterie sur l’écran est pratique, mais comme souvent, les dernières barres descendent plus vite que les premières. Donc ne te fie pas à 100 % à la première moitié de la jauge. Une fois que tu connais ton trajet, tu sais à peu près ce que tu peux faire avec une charge. Globalement, pour un usage quotidien de 20-30 km/jour, tu peux charger tous les deux jours sans stress. Pour les gros rouleurs ou ceux qui font beaucoup de dénivelé, il faudra être un peu plus vigilant, mais pour la plupart des gens, l’autonomie est franchement correcte.
Confort de roulage : ville, chemins et longues sorties
Niveau confort, j’ai été plutôt surpris dans le bon sens. Les pneus en 29x2.4" apportent beaucoup de confort et de grip. Sur les pavés, les nids-de-poule et les chemins en terre, ça filtre pas mal les vibrations. Ce n’est pas un tapis volant, mais comparé à mon ancien VTC en 700x35, la différence est nette. On peut rouler plus détendu, surtout sur les passages un peu dégradés. Le volume d’air des pneus aide vraiment.
La fourche avec 100 mm de débattement fait aussi son boulot. Ce n’est pas une fourche haut de gamme, donc ne t’attends pas à quelque chose d’hyper sensible, mais pour une utilisation loisir et trajet quotidien, c’est largement suffisant. Les petits chocs (racines, trottoirs, trous) sont bien absorbés, et on sent moins les coups dans les poignets. Sur une longue sortie de 40 km avec pas mal de chemins forestiers, je n’ai pas fini avec les bras explosés, ce qui est déjà un bon point.
La position sur le vélo est assez droite, sans être totalement "vélo de ville". On est entre le VTT loisir et le vélo urbain. Pour mon 1m76, après quelques réglages de selle et de potence, j’étais bien posé. La selle d’origine est correcte, ni ultra confortable ni horrible. Pour des trajets de 30 à 60 minutes, ça va. Au-delà, surtout si tu n’as pas l’habitude, tu sentiras quand même un peu le besoin d’une meilleure selle ou d’un cuissard rembourré. Rien de choquant, c’est le cas sur beaucoup de vélos de cette gamme.
En ville, le guidon large apporte du contrôle mais demande un peu de vigilance pour se faufiler entre les voitures ou dans les couloirs étroits. Sur les chemins, par contre, c’est agréable, on se sent en confiance. Globalement, le vélo donne une impression de stabilité. Même à bonne vitesse, je ne me suis jamais senti en danger ou en mode "ça guidonne". Pour quelqu’un qui veut un vélo rassurant et confortable pour des trajets quotidiens et quelques sorties le week-end, c’est franchement pas mal sur ce point.
Cadre acier, composants Shimano : ce que ça vaut sur le terrain
Le cadre en acier haute résistance est un peu le cœur du vélo. Concrètement, ça donne un vélo plus lourd qu’un cadre alu, mais avec une sensation de solidité. Quand tu roules sur des chemins avec cailloux, racines, trottoirs pris un peu vite, tu sens que le cadre encaisse sans broncher. Pas de craquement bizarre, pas de sensation de flex exagéré. Après quelques jours, je me suis senti assez en confiance pour descendre des trottoirs et prendre des petits chemins sans trop réfléchir.
La contrepartie, c’est le poids. Ce n’est pas indiqué précisément, mais on est clairement dans la catégorie des VAE bien costauds. Pour le porter dans un escalier ou le lever pour le mettre sur un porte-vélo, tu le sens passer. Pour quelqu’un qui vit en appartement sans ascenseur, ce point peut vite devenir pénible. Par contre, une fois lancé, le poids ne gêne pas tant que ça, surtout avec l’assistance. On le sent surtout à l’arrêt et à basse vitesse.
Côté transmission, on est sur du Shimano Tourney 7 vitesses. C’est l’entrée de gamme, mais ça fait le job si c’est bien réglé. Les passages de vitesses sont corrects, pas ultra rapides, mais je n’ai pas eu de gros ratés en roulant. Il faut juste prendre un peu le temps au début pour ajuster le dérailleur si besoin, ou faire régler ça en magasin. Pour un usage urbain et balade, les 7 vitesses suffisent. En montagne très pentue, on atteint vite les limites, surtout avec le moteur moyeu qui n’aide pas comme un moteur central dans les gros pourcentages.
Les freins à disque mécaniques sont, pour moi, le point où on sent le plus le côté "budget". Ça freine, mais il faut un bon réglage, et ça demande un peu plus de force dans les leviers qu’un système hydraulique. Sous la pluie ou en descente longue, ça reste correct mais pas bluffant. Si tu viens d’un vélo avec freins hydrauliques, tu vas sentir la différence. Pour un premier VAE, ça reste acceptable, mais je conseillerais quand même un contrôle et réglage chez un pro après montage, histoire d’éviter les bruits de frottement et d’avoir un freinage bien équilibré.
Solidité perçue, petits soucis et entretien
En deux semaines, évidemment, je n’ai pas pu tester la durabilité sur plusieurs années, mais on peut déjà se faire une idée sur la solidité générale et les petits points faibles. Le cadre en acier donne une bonne impression de robustesse. Aucun jeu dans le cadre, rien qui craque. Les jantes double paroi 36H encaissent bien les chocs légers et les trottoirs pris un peu vite. Je n’ai pas eu à dévoiler les roues, et pourtant je ne les ai pas ménagées sur les chemins.
Par contre, comme souvent sur ce type de vélo, les réglages d’origine ne sont pas parfaits. J’ai dû retendre un peu les freins à disque mécaniques et ajuster légèrement le dérailleur après quelques sorties. Rien de dramatique, mais si tu n’aimes pas bricoler, un passage chez un vélociste au début est une bonne idée. Une fois réglé correctement, ça tient, mais il faut accepter un minimum d’entretien.
Un point remonté par un autre utilisateur et que j’ai aussi constaté partiellement : le pneu qui se décolle facilement de la jante quand il est complètement dégonflé. Tant que la pression est bonne, pas de souci. Mais si tu crèves et que tu continues un peu à rouler à plat, le risque que la tringle sorte de la jante existe. C’est effectivement pas top, surtout en descente. La solution simple : surveiller la pression régulièrement et, si tu comptes rouler souvent en off-road, envisager de passer sur des pneus de meilleure qualité à terme.
Côté partie électrique, je n’ai pas eu d’erreur type "007" comme mentionné par un autre acheteur, donc difficile de juger sur ce point. La marque annonce 2 ans de garantie sur le système électrique, ce qui est rassurant sur le papier. Reste à voir dans le temps comment ça tient. De ce que j’ai vu, les connectiques sont correctes, bien protégées, mais ce n’est pas non plus blindé comme sur des vélos deux fois plus chers. En résumé : pour le prix, la solidité globale est correcte, mais il ne faut pas oublier que ça reste un vélo entrée/milieu de gamme qui demandera un minimum d’entretien régulier.
Assistance, reprises et comportement en montée
Le moteur de moyeu arrière 250W fait clairement partie des bons points du T-Rex Air pour cette gamme de prix. Sur le plat, l’assistance est assez vive : dès que tu commences à pédaler, le moteur se met en route sans trop de délai, surtout dans les niveaux d’assistance 3 à 5. On sent bien la poussée jusqu’à la vitesse limite réglementaire. Pour démarrer au feu rouge ou sortir d’un carrefour, c’est confortable, tu n’as pas l’impression de te traîner.
En montée, c’est là que je l’ai vraiment testé. J’ai une côte assez longue sur mon trajet domicile-travail, et j’ai aussi fait une sortie avec plus de 500 m de dénivelé. En mode 4 ou 5, tu montes sans te mettre dans le rouge, à condition de jouer correctement avec les vitesses. Si tu restes en braquet trop dur, le moteur montre ses limites dans les pentes très raides, et tu dois clairement appuyer plus fort. Mais globalement, pour des côtes "normales" de ville ou de campagne, ça se passe bien. On n’est pas sur un moteur central haut de gamme, mais ça aide vraiment.
L’accélération sur le plat est assez franche, surtout en mode 5. On sent bien la différence entre les niveaux d’assistance, ce qui est appréciable : tu peux rouler en mode 2-3 pour économiser la batterie, puis passer en 4-5 pour les montées ou quand tu es pressé. Le système de coupure de l’assistance au freinage fonctionne bien, je n’ai pas remarqué de comportement bizarre ou de poussée inattendue en freinant.
Sur terrain mixte (asphalte + chemin), le vélo reste stable même à bonne vitesse. Le moteur ne fait pas un bruit énorme, mais ce n’est pas totalement silencieux non plus : un léger ronronnement classique pour un moteur moyeu. Rien de gênant. Pour résumer, en performance pure, ce n’est pas un monstre, mais pour un usage réaliste (trajets quotidiens, balades, quelques bonnes côtes), ça fait largement le job. Si tu cherches un truc pour faire de la montagne très engagée, il faudra viser plus haut de gamme, mais pour 90 % des usages "normaux", c’est satisfaisant.
Ce qu’on achète vraiment avec ce T-Rex Air
Sur le papier, l’EMotorad T-Rex Air, c’est un VTT électrique 29 pouces avec un moteur moyeu arrière de 250W, une batterie amovible 36V 13Ah (468 Wh) et une transmission Shimano Tourney 7 vitesses. Le cadre est en acier haute résistance en taille 16,5", donc plutôt adapté à des gabarits moyens (perso, 1m76, ça passe bien, mais au-delà de 1m85, ça peut commencer à faire un peu petit). Le vélo est annoncé pour supporter jusqu’à 110 kg, ce qui est correct pour un usage mixte ville + chemins.
La marque annonce jusqu’à 65 km d’autonomie en assistance et 55 km en mode plus énergivore. Dans la vraie vie, avec un usage mixte (mode d’assistance 3 à 5, beaucoup de côtes), j’étais plus entre 40 et 55 km selon ma motivation à pédaler. Ça reste cohérent avec les chiffres des autres utilisateurs qu’on voit dans les avis, donc pas de promesse totalement fantaisiste là-dessus. Temps de charge : entre 5 et 7 heures, avec 80 % en un peu moins de 5 heures. Ça colle avec ce que j’ai observé.
Le vélo arrive semi-monté dans un carton bien protégé. Par contre, il faut un minimum être à l’aise avec un montage de base : roue avant, guidon à remettre dans le bon sens, pédales, réglage des freins. Pas besoin d’être mécano, mais si tu n’as jamais touché un vélo, prévois soit un pote qui s’y connaît, soit un passage rapide en atelier pour être tranquille, surtout pour les freins à disque mécaniques. Il y a une trousse d’outils fournie, ça dépanne, mais ce n’est pas du matos pro.
En termes de positionnement, je le vois comme un VTT électrique polyvalent pour quelqu’un qui veut un seul vélo pour tout : aller au boulot, faire des balades le week-end, un peu de chemin, mais sans viser de la descente engagée ou de la montagne très technique. Ce n’est pas un vélo de compétition, c’est un vélo pratique et assez simple, avec une assistance correcte, qui vise le bon rapport équipement/prix. Pour ce segment-là, il est franchement pas mal, même si clairement il y a quelques compromis.
Points Forts
- Bon rapport qualité-prix pour un vrai VTT électrique 29 pouces polyvalent
- Autonomie correcte (40-55 km réels) et batterie amovible pratique à charger
- Confort et stabilité grâce aux gros pneus, à la fourche 100 mm et au cadre costaud
Points Faibles
- Vélo assez lourd, pas idéal si tu dois souvent le porter ou le manipuler dans des escaliers
- Freins à disque mécaniques et réglages d’origine perfectibles, nécessitent un minimum de suivi
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, l’EMotorad T-Rex Air, c’est un VTT électrique qui fait sérieusement le job pour quelqu’un qui veut un vélo unique pour tout faire : aller bosser, faire les courses, se balader le week-end et s’aventurer sur des chemins sans trop se poser de questions. Le moteur 250W pousse correctement, l’autonomie est honnête (40-55 km en usage réel varié), le confort est bon grâce aux pneus en 29x2.4 et à la fourche de 100 mm, et le cadre en acier donne une vraie impression de solidité. On sent que ce n’est pas du haut de gamme, mais ce n’est pas un jouet non plus.
Par contre, il faut être clair : ce n’est pas un vélo léger, les freins mécaniques demandent un bon réglage, et les pneus d’origine ne sont pas les plus rassurants en cas de crevaison complète. Si tu cherches un VAE ultra performant pour du VTT engagé en montagne ou un truc hyper léger pour monter trois étages sans ascenseur, ce n’est pas le bon choix. Si en revanche tu veux un vélo électrique costaud, polyvalent, avec un bon rapport équipement/prix, et que tu acceptes l’idée de passer un peu de temps sur les réglages (ou de payer un atelier pour ça), il a clairement du sens.
Je le conseillerais à : quelqu’un qui fait 10 à 25 km par jour pour aller au boulot, avec un peu de dénivelé, et qui veut aussi faire quelques sorties le week-end. Je le déconseillerais à : ceux qui veulent un vélo très léger, ceux qui ne veulent jamais mettre les mains dans la mécanique (ou passer chez un vélociste), et les gros pratiquants de VTT technique qui auront vite envie de passer sur du matos plus haut de gamme. Pour le reste, c’est un choix raisonnable, pragmatique, et globalement satisfaisant pour le prix.