Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : cher, mais cohérent si tu as le bon usage
Design discret, mais très orienté usage sport
Autonomie et charge : tu oublies presque le chargeur
Confort : on l’oublie presque… sauf dans quelques cas
Solidité et résistance : pensé pour transpirer, pas pour être dorloté
Qualité sonore et usage au quotidien : très correct, mais avec des limites
Ce que propose vraiment le SHOKZ OpenRun Pro 2
Points Forts
- Confort au top pour de longues sessions, rien dans l’oreille et casque très léger
- Oreille ouverte : on entend bien son environnement, idéal pour courir ou faire du vélo
- Bonne autonomie (environ 10–12h réelles) et charge rapide USB-C très pratique
Points Faibles
- Prix élevé pour un casque qui reste limité en puissance et en isolation sonore
- Moins adapté aux environnements très bruyants (métro, gros trafic) où le volume atteint vite sa limite
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | SHOKZ |
| Couleur | Noir |
| Emplacement des oreilles | Oreille ouverte |
| Facteur de forme | Open-Ear |
| Impédance | 8 Ohms |
| Insonorisation | Aucun |
| Réponse en fréquence | 2400 MHz |
| Sensibilité | 98 dB |
Pourquoi j’ai lâché mes intras pour ce casque ouvert
J’utilise des écouteurs tous les jours, surtout pour courir et faire du vélo, et je commençais à en avoir marre des intras qui bouchent les oreilles, tombent quand tu transpires et te coupent complètement du monde. J’ai testé plusieurs modèles classiques (intra, semi-intra, avec et sans réduction de bruit) et à chaque fois le même souci : soit tu entends bien la musique mais tu ne captes plus les voitures, soit tu laisses ton volume bas et tu profites à moitié. Du coup j’ai voulu tester ce SHOKZ OpenRun Pro 2 pour voir si la conduction osseuse + oreille ouverte, c’était juste un gadget ou un truc vraiment utilisable au quotidien.
Je l’ai utilisé pendant une bonne quinzaine de jours, en alternant : running en ville, vélo taf, appels en marchant dehors, un peu de télétravail avec des réunions Teams, et même de la vaisselle à la maison avec de la musique en fond. Donc pas un test de labo, mais un usage assez varié comme pas mal de gens vont le faire. Je ne suis pas audiophile, mais j’ai l’habitude des AirPods Pro, de quelques casques Sony/Bose et de vieux modèles Aftershokz, donc j’ai quand même quelques points de comparaison.
Le but de ce retour, c’est simple : dire ce que ce casque fait bien, ce qu’il fait moyen, et à qui ça peut convenir. Parce qu’on est clairement sur un produit de niche : si tu veux juste du gros son bien isolé dans le métro, ce n’est pas ça qu’il te faut. Par contre si tu veux entendre ta musique et la circulation, là ça devient intéressant.
Globalement, après ces deux semaines, je peux dire que le OpenRun Pro 2 fait bien le job sur la partie sport et sécurité, avec un son qui est franchement pas mal pour ce type de casque, mais il a aussi des limites assez claires, surtout dès que le bruit ambiant monte. Je vais détailler point par point, sans enjoliver : ce n’est pas parfait, mais dans certains usages, c’est vraiment pratique.
Rapport qualité-prix : cher, mais cohérent si tu as le bon usage
On ne va pas tourner autour du pot : les SHOKZ OpenRun Pro 2 sont dans une gamme de prix assez élevée pour un casque qui, sur le papier, n’offre ni réduction de bruit active, ni son hi-fi de dingue, ni gros accessoires. Donc la vraie question, c’est : est-ce que ça vaut le coup par rapport à ce que ça apporte ? Pour moi, la réponse dépend vraiment de ton usage principal.
Si tu cherches un casque polyvalent pour tout faire (métro, avion, bureau bruyant, film sur le canapé, etc.), je trouve que ce n’est pas le meilleur rapport qualité-prix. À ce tarif, un bon casque fermé ou de bons intras feront mieux sur la qualité sonore pure et l’isolation. Tu risques d’être déçu si tu t’attends au même rendu qu’un gros casque hi-fi.
Par contre, si ton besoin principal, c’est :
- courir / faire du vélo en entendant la circulation
- faire du sport sans avoir quelque chose dans l’oreille
- enchaîner musique + appels en restant conscient de ce qui se passe autour
En résumé, je dirais : bon rapport qualité-prix si tu sais pourquoi tu l’achètes. Si tu veux juste "un bon casque Bluetooth" sans contrainte particulière, tu trouveras mieux ou équivalent pour moins cher. Si tu veux spécifiquement un casque à oreille ouverte fiable, confortable et bien fini pour le sport, là ça commence à se tenir, même si ça reste un investissement.
Design discret, mais très orienté usage sport
Niveau design, on est sur quelque chose de très sobre : tout noir, arceau fin qui passe derrière la tête, modules au niveau des tempes, et un petit boîtier sur le côté droit avec les boutons. Rien de flashy, ça ne crie pas "gros casque gaming". Perso j’aime bien ce côté discret : en ville ou au bureau, tu ne passes pas pour un sapin de Noël. Sur la tête, ça reste proche du crâne, donc ça ne dépasse pas trop, même avec une casquette ou des lunettes.
Les boutons sont physiques (volume +/-, bouton multifonction sur le côté gauche). Heureusement, parce que les contrôles tactiles en courant, c’est souvent la galère. Là, tu sens bien les boutons même avec des gants fins. Les commandes sont basiques mais suffisantes : lecture/pause, piste suivante/précédente, prise d’appel, etc. Ce n’est pas un centre de contrôle avancé, mais pour le sport, ça fait le job sans prise de tête.
Le placement du micro est bien pensé : dans une zone un peu abritée du vent, et la structure interne est censée limiter les rafales. Dans la pratique, en appel en extérieur, mes interlocuteurs m’ont dit que ma voix était claire, même avec un peu de vent, et globalement meilleure que quand je parle avec certains intras classiques. Ça ne supprime pas tous les bruits de fond, mais pour des appels en marchant ou en courant, c’est largement suffisant.
Un détail à savoir : comme c’est un arceau rigide derrière la tête, si tu portes des bonnets très serrés, des capuches épaisses ou que tu t’allonges sur un canapé, tu sens l’arceau qui gêne un peu. Pour le sport, ça ne m’a pas dérangé, mais pour rester affalé sur un oreiller avec, ce n’est pas l’idéal. En résumé, le design est clairement pensé pour bouger, pas pour chiller allongé pendant des heures. Ça n’en fait pas un objet "stylé" au sens mode, mais c’est pratique et cohérent avec l’usage.
Autonomie et charge : tu oublies presque le chargeur
Sur l’autonomie, les 12 heures annoncées ne sont pas du pur marketing. En usage réel, avec volume autour de 50–70 %, un mélange de musique, podcasts et appels, j’ai tourné entre 10 et 11 heures avant de devoir recharger. En gros, ça m’a fait plusieurs séances de sport + quelques trajets + un peu de télétravail sans avoir à y penser. Pour quelqu’un qui fait 3-4 sorties par semaine, tu peux facilement tenir plusieurs jours sans le brancher.
La charge rapide via USB-C, c’est un vrai plus. J’ai testé la charge de "sec à utilisable" : en 5 minutes branché, j’ai récupéré de quoi faire largement une séance de 45 minutes à 1 heure. La promesse de 5 minutes = 2h30 d’écoute me parait réaliste si tu n’es pas à fond de volume. Et le fait que ce soit du USB-C standard (et pas un câble propriétaire comme sur certains anciens modèles) simplifie la vie : tu peux utiliser le même câble que pour ton téléphone ou ton PC.
Le temps de charge complet tourne autour d’une heure pour passer de quasi vide à 100 %, ce qui est très correct. Il n’y a pas de charge sans fil ni de boîtier type "case" comme les intras, mais honnêtement, vu l’autonomie, ce n’est pas un gros manque. Tu le branches de temps en temps, et c’est réglé. L’indication de batterie via la voix et l’app aide à anticiper, tu n’es pas surpris en pleine sortie.
En pratique, c’est le genre de casque que tu peux laisser dans ton sac de sport ou sur ton bureau et utiliser presque tous les jours sans tomber en rade. Pour moi, c’est un point important : un produit orienté sport qui doit être rechargé tous les deux jours, c’est vite relou. Là, on est sur quelque chose de fiable. Pas révolutionnaire, mais bien calibré pour l’usage.
Confort : on l’oublie presque… sauf dans quelques cas
Sur le confort, honnêtement, c’est là où j’ai été le plus agréablement surpris. Le casque fait environ 30 g, donc c’est très léger. Une fois bien positionné, il ne bouge quasiment pas, même en sprint ou en fractionné. Les crochets d’oreilles sont ergonomiques, et l’arceau en alliage nickel-titane garde bien sa forme sans serrer comme un malade. Après 1h-1h30 de course, je n’ai pas eu de douleur ni de marque particulière. C’est vraiment le gros avantage par rapport aux intras qui te compressent le conduit auditif.
La zone de contact au niveau des tempes est un peu élargie pour répartir la pression. Sur moi, ça marche bien : pas de point de pression localisé. Par contre, il faut prendre 2-3 minutes au début pour trouver le bon réglage de position. Si tu le mets trop bas ou trop haut, tu as soit un son moins bon, soit de petites vibrations qui peuvent déranger à volume élevé. Une fois le bon placement trouvé, tu ne touches plus à rien.
Au quotidien, je l’ai porté parfois plus de 3 heures d’affilée (télétravail + appels + petite marche). Franchement, je l’oubliais souvent, au point de sortir du bureau avec le casque encore sur la tête sans musique. C’est un bon signe. Pour les gens qui ont des oreilles sensibles ou qui ne supportent pas les embouts intra, c’est un gros point positif : rien ne rentre dans l’oreille, pas de sensation d’oreille bouchée, pas de fatigue auditive liée à la pression.
Les limites : si tu mets le volume assez fort, tu peux sentir de petites vibrations au niveau des tempes sur certains morceaux avec beaucoup de basses. Perso ça ne m’a pas gêné, mais je comprends que ça puisse déranger certaines personnes. Et comme l’arceau est rigide, si tu t’adosses sur un siège avec un appui-tête très haut ou que tu portes un gros bonnet, tu sens un peu le casque. Donc pour du sport et de la marche, c’est top. Pour rester affalé tête contre un dossier pendant 4 heures, c’est moins adapté.
Solidité et résistance : pensé pour transpirer, pas pour être dorloté
Côté solidité, je n’ai évidemment pas pu le tester sur plusieurs années, mais en deux semaines d’usage assez intensif, je n’ai rien vu d’inquiétant. Le cadre est en alliage nickel-titane avec un habillage plastique/silicone. Ça donne quelque chose de souple mais qui reprend bien sa forme quand tu le tords un peu pour le mettre ou l’enlever. Je l’ai baladé dans un sac à dos sans précaution particulière, parfois juste dans une poche avec des clés (pas conseillé, mais bon), et aucune marque visible pour l’instant.
L’étanchéité IP55, ça veut dire qu’il gère sans souci la transpiration, la pluie fine, les projections. J’ai couru sous une bonne averse, pas de bug, pas de coupure. Ce n’est pas fait pour nager ou l’immerger, donc si tu cherches un casque pour la piscine, ce n’est clairement pas le bon modèle. Mais pour la course, le vélo, la salle de sport, c’est largement suffisant.
Les boutons physiques ont une sensation correcte, pas molle, et ne donnent pas l’impression de lâcher au bout de 3 mois. Les câbles internes ne semblent pas fragiles non plus, même si comme pour tous les casques de ce type, je pense qu’il ne faut pas le tordre dans tous les sens ni le coincer au fond d’un sac écrasé sous des bouquins. Le petit sac de transport fourni est utile pour éviter ça, même si c’est juste une pochette souple, pas une coque rigide.
SHOKZ annonce 2 ans de garantie, ce qui est rassurant vu le prix. La marque a plutôt une bonne réputation de longévité sur ses anciens modèles, et certains avis Amazon confirment que ça tient bien dans le temps. Après, soyons clairs : à ce tarif, on s’attend à quelque chose qui dure plusieurs années. Difficile de juger ça sur 15 jours, mais la construction donne une impression sérieuse, pas cheap.
Qualité sonore et usage au quotidien : très correct, mais avec des limites
Niveau son, il faut être clair : si tu viens d’un bon casque fermé ou d’intras haut de gamme, tu vas sentir la différence. Mais pour de la conduction osseuse / oreille ouverte, c’est franchement pas mal. Les médiums sont propres, les voix ressortent bien, et les aigus sont corrects sans être agressifs. Là où on voit le progrès par rapport aux anciens modèles, c’est sur les basses : elles sont plus présentes, plus "pleines", sans que ça transforme le casque en vibreur permanent.
J’ai testé avec plusieurs types de contenus :
- musique (rock, électro, rap, pop)
- podcasts et vidéos YouTube
- appels et visios
Pour les podcasts et les appels, par contre, c’est très bon. Les voix sont bien intelligibles, même à volume moyen, et le fait de garder les oreilles libres est super agréable : tu entends si quelqu’un t’appelle, si un collègue vient te parler, ou si une voiture arrive derrière toi. En réunion en ligne, tu peux taper au clavier et bouger sans être enfermé dans une bulle sonore.
Il y a un peu de fuite sonore à volume élevé : si quelqu’un est très proche de toi dans un environnement silencieux, il pourra deviner que tu écoutes de la musique. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas totalement discret non plus. Donc pour un open space calme, il faut éviter de mettre le volume au taquet. Globalement, je dirais que la performance audio est "très correcte pour de l’oreille ouverte" : ça fait largement le job pour le sport, les déplacements et les appels, mais ce n’est pas le casque que je choisirais pour une écoute attentive chez moi.
Ce que propose vraiment le SHOKZ OpenRun Pro 2
Concrètement, le SHOKZ OpenRun Pro 2, c’est un casque à oreille ouverte qui repose sur les tempes, avec un arceau qui passe derrière la tête. Il utilise une combinaison de conduction osseuse + un peu de conduction aérienne pour les basses. Ça veut dire que tes oreilles restent totalement libres : pas d’embout, pas de coussinet sur l’oreille, rien qui bouche le conduit auditif. Tu poses le truc, tu appaires en Bluetooth 5.3, et c’est parti. Il est annoncé avec 12 heures d’autonomie, charge rapide USB-C (5 minutes pour environ 2h30 d’écoute), étanchéité IP55 (pluie, sueur, pas la piscine), et micro avec réduction du bruit du vent.
Sur le papier, c’est pensé pour :
- course à pied, vélo, marche en ville
- télétravail ou appels où tu dois rester joignable et entendre ce qui se passe autour
- gens qui ne supportent pas les intras ou ont des soucis d’oreille
Dans la boîte, c’est assez simple : le casque, un câble USB-C, un petit sac de transport, des autocollants réfléchissants, et la paperasse habituelle. Pas de fioritures, mais au moins on a l’essentiel. L’app SHOKZ permet de régler un peu l’égalisation, de gérer les profils, et le multipoint Bluetooth (se connecter à deux appareils) est bien là, ce qui est pratique pour jongler entre téléphone et PC.
Sur le terrain, ce que j’ai surtout retenu, c’est que ce produit cherche un équilibre entre sécurité (entendre l’environnement), confort long terme et autonomie. Il ne cherche pas à concurrencer un casque fermé type Sony ou Bose sur la qualité pure du son, et il ne faut pas l’acheter dans cette optique. Si tu le prends pour ce qu’il est – un casque ouvert pour le sport et les appels – l’ensemble est cohérent, même si le tarif pique un peu.
Points Forts
- Confort au top pour de longues sessions, rien dans l’oreille et casque très léger
- Oreille ouverte : on entend bien son environnement, idéal pour courir ou faire du vélo
- Bonne autonomie (environ 10–12h réelles) et charge rapide USB-C très pratique
Points Faibles
- Prix élevé pour un casque qui reste limité en puissance et en isolation sonore
- Moins adapté aux environnements très bruyants (métro, gros trafic) où le volume atteint vite sa limite
Conclusion
Note de la rédaction
Après une quinzaine de jours avec le SHOKZ OpenRun Pro 2, mon avis est assez clair : c’est un casque très bien pensé pour le sport et les activités où tu dois rester conscient de ton environnement. Le confort est vraiment son gros point fort, avec un poids plume, aucun embout dans l’oreille et une tenue impeccable en courant ou en faisant du vélo. L’autonomie est solide, la charge rapide en USB-C est pratique, et la qualité des appels est tout à fait correcte, même dehors avec un peu de vent.
Côté son, il faut garder en tête que c’est de l’oreille ouverte : pour ce format, le rendu est franchement bon, surtout les basses qui sont mieux gérées que sur les anciennes générations. Mais ça ne remplacera pas un bon casque fermé ou des intras haut de gamme si ton objectif, c’est la qualité audio pure ou l’isolation en environnement bruyant. Le volume est volontairement bridé, donc dans une rue très bruyante, tu atteins vite la limite.
Pour qui c’est fait ? Pour les coureurs, cyclistes, marcheurs en ville, gens qui ont besoin d’entendre ce qui se passe autour tout en ayant de la musique ou des appels. Aussi pour ceux qui ne supportent pas les intras dans les oreilles. Qui devrait passer son chemin ? Ceux qui veulent un casque pour le métro, l’avion, le binge-watching sur le canapé, ou qui cherchent avant tout un gros son bien isolé. Dans son usage cible, il fait bien le job et justifie globalement son prix. En dehors de ça, il y a des options plus adaptées et souvent moins chères.