Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon produit, mais on paie aussi le logo
Design et shape : sobre, efficace, mais rien de fou visuellement
Confort et prise en main : pas méchant, mais clairement pas une board école
Matériaux et construction : sérieux, mais pas ultra léger
Durabilité et tenue dans le temps : ça inspire confiance
Performance en descente : stable, directionnelle, exigeante sur les jambes
Présentation générale : une freeride split pour riders déjà confirmés
Points Forts
- Très stable et rassurante en descente, surtout en neige trafollée ou dure
- Bonne flottabilité en poudre grâce au shape directionnel et au nose long
- Construction solide avec semelle et carres qui encaissent bien les chocs
Points Faibles
- Poids un peu au-dessus de certains splits plus légers, surtout sensible en longue montée
- Prix élevé, on paye aussi le logo et pas seulement la performance
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Burton |
| Taille | 158 |
| Couleur | Noir |
| Tranche d'âge (description) | Adulte |
| Code article international | 09010510542731 |
| Description de la tranche d’âge | Adulte |
| Numéro de pièce | 2224013A03RG |
| Fabricant | burton |
Un splitboard Burton pensé pour le vrai backcountry
J’ai ridé ce Burton Family Tree Hometown Hero Split en 158 pendant une grosse dizaine de sorties, entre sorties à la journée en rando et quelques runs en station en mode test rapide (monté d’un seul bloc avec des pucks de test). Concrètement, je cherchais une board de rando orientée freeride, capable de gérer un peu tout : forêt, couloirs pas trop engagés, jours de poudre et neige trafollée bien moche. Donc je n’attendais pas un jouet de park, mais un truc stable et fiable quand tu commences à t’éloigner un peu des bords de piste.
Le pitch de Burton, c’est grosso modo : tu prends la Hometown Hero classique, qui est déjà une board freeride polyvalente, et tu la coupes en deux pour le backcountry. Sur le papier, c’est séduisant pour quelqu’un qui vient du snowboard classique et qui veut retrouver un feeling assez proche en split. Dans la réalité, il y a des choses qui collent bien à ce discours, et d’autres où il faut être un peu plus nuancé, surtout vu le prix auquel ce genre de matos sort en shop.
Je précise aussi mon profil pour que tu situes : 1m78, 75 kg, bon niveau, plutôt freeride/all-mountain, pas du tout freestyle. Avant ça j’ai surtout ridé un Jones Solution et un Salomon Split. Donc j’ai quelques points de comparaison, même si je ne prétends pas avoir testé tout le marché. Ça aide quand même à voir où cette Burton se place en termes de comportement et de confort en montée comme en descente.
Dans ce test, je vais rester simple : ce qui marche bien, ce qui m’a un peu gonflé, et pour qui je trouve cette board vraiment adaptée. Pas de grand discours marketing, juste du concret : maniabilité, comportement en neige pourrie, sensations sous les pieds, et surtout si ça vaut le prix demandé pour un rider déjà confirmé qui veut passer plus de temps en rando.
Rapport qualité-prix : bon produit, mais on paie aussi le logo
On ne va pas tourner autour du pot : Burton, ce n’est pas la marque la moins chère du marché. Cette Hometown Hero Split se place clairement dans le haut du panier niveau tarif. Quand tu compares à des splits d’autres marques avec un niveau de performance similaire, tu te rends compte que tu payes en partie le nom, le service, et la distribution bien rodée. Ça ne veut pas dire que la board est mal placée, mais il faut en être conscient.
Concrètement, pour le prix, tu as : une planche solide, très correcte en pow et en neige compliquée, bien stable à vitesse élevée, avec une construction qui inspire confiance. Si tu es un rider confirmé qui sort souvent, tu vas amortir l’investissement sur plusieurs saisons, surtout si tu n’es pas du genre à changer de matos tous les ans. Dans ce cas, je trouve que le rapport qualité-prix est « franchement pas mal », même si ce n’est pas l’affaire du siècle.
Par contre, si tu es encore en phase de découverte du splitboard, ou que tu ne sors que 3-4 fois dans la saison, là je trouve que ça commence à faire cher pour ce que tu vas en tirer. Il y a des modèles moins onéreux, un peu plus tolérants, qui feront tout à fait le job pour du backcountry occasionnel. Ici, tu payes une board qui donne tout son intérêt quand tu rides un peu fort et régulièrement.
En résumé : bon produit, bon comportement, mais il ne faut pas se raconter d’histoires, le prix pique un peu. Si tu sais ce que tu veux et que tu veux une board freeride sérieuse pour le split, ça peut valoir le coup. Si tu hésites encore sur ta pratique, je dirais : garde tes sous, prends quelque chose de moins cher et vois si tu accroches vraiment au split avant de passer sur ce genre de modèle.
Design et shape : sobre, efficace, mais rien de fou visuellement
Niveau design, on est sur du Burton assez classique : couleur noire, look sobre, pas de gros délire graphique. Perso, ça me va très bien. En rando, je préfère un truc discret qui ne criarde pas dans tous les sens. Le topsheet est assez propre, ça ne marque pas trop vite malgré quelques coups de carres pendant les manipulations. Après deux semaines, j’ai évidemment quelques rayures, mais rien d’alarmant. Ça reste dans la norme pour une board qui a passé pas mal de temps à se frotter aux cailloux au parking et aux bords de peaux gelés.
Le shape directionnel se voit bien : gros nose, tail plus ramassé, inserts légèrement reculés. En descente, ça se sent tout de suite, surtout en poudre où la planche déjauge facilement sans que tu aies à tirer sur la jambe arrière comme un bourrin. En forêt, la spatule avant passe au-dessus des irrégularités sans trop broncher, ce qui est agréable quand tu navigues entre les sapins avec de la neige un peu lourde. À l’inverse, en switch, ce n’est clairement pas son terrain. Ça se ride, mais ce n’est pas fait pour ça.
Les inserts sont bien placés, tu as de quoi ajuster un peu ton stance, mais ce n’est pas non plus la board avec mille options de réglage. C’est suffisant pour trouver une position confortable si tu sais déjà ce que tu aimes en freeride. Les interfaces de split (crochets, clips) restent assez flush, tu n’as pas de gros trucs qui dépassent partout, ce qui est pas mal pour éviter d’accrocher la neige en montée ou de taper des blocs de glace en descente.
Globalement, le design est très « fonctionnel » : rien de spectaculaire, mais tout est pensé pour un usage rando/freeride sérieux. Si tu cherches un objet de déco à mettre au mur, ce n’est pas la planche la plus « waouh » visuellement. Si tu veux juste un outil propre qui ne fait pas tâche dans un quiver de boards de montagne, ça colle bien. Pour moi, le vrai intérêt du design ici, c’est le shape et la façon dont il influence le comportement, plus que l’esthétique pure.
Confort et prise en main : pas méchant, mais clairement pas une board école
En termes de confort, je ne parle pas de coussin, mais plutôt de facilité de prise en main et de fatigue en fin de journée. Les premiers virages, tu sens direct que ce n’est pas une board molle. Le flex est assez ferme, surtout sur l’arrière, et il faut quand même appuyer pour la faire travailler. Pour un rider déjà à l’aise, ça devient vite agréable, parce que tu as un bon retour sous le pied et tu sais où tu vas. Mais pour quelqu’un qui vient d’une board souple de location, ça peut faire un peu choc au début.
Après 3-4 sorties, je me suis bien fait au comportement. En montée, le confort est correct : le cambre et la rigidité ne gênent pas trop, la planche ne « banane » pas, donc tu as une bonne accroche en dévers. Le poids se fait sentir un peu sur les longues montées, mais ce n’est pas non plus un enfer. Disons que ça reste dans la moyenne haute. Là où ça fatigue, c’est surtout en fin de journée si tu as chargé à la descente et que tu continues à vouloir envoyer alors que les cuisses disent stop.
Le confort en terrain varié est bon : la board ne te renvoie pas toutes les vibrations dans les genoux. Sur neige trafollée ou un peu croûtée, ça tape, mais ça reste gérable. Tu n’as pas cette impression de « tôle ondulée » qu’on peut avoir avec certaines boards trop légères. C’est aussi pour ça que je la trouve adaptée aux riders qui sortent souvent en conditions pas parfaites. Tu peux rester relativement détendu sans être tout le temps sur la défensive.
Pour résumer, niveau confort, c’est plutôt orienté rider confirmé qui sait déjà ce qu’il aime sous les pieds. Pas une board pour apprendre, pas la plus tolérante si tu te mets en arrière ou si tu manques d’engagement. Mais une fois domptée, elle reste prévisible et assez agréable sur une journée complète, tant que tu as un minimum de caisse physique.
Matériaux et construction : sérieux, mais pas ultra léger
Burton ne détaille pas tout dans la fiche que j’ai vue, mais en ride tu sens clairement que la construction est plus orientée solidité et tenue qu’ultra light. Ce n’est pas le split le plus léger que j’ai eu sous les pieds. Comparé à mon Jones Solution en construction plus légère, tu sens quelques centaines de grammes de plus à la montée. Ce n’est pas dramatique, mais sur une longue journée avec 1200-1500 m de dénivelé, tu le remarques dans les cuisses.
En contrepartie, la planche donne une vraie impression de solidité. La semelle tient bien les chocs, j’ai tapé quelques cailloux légers et je n’ai pas explosé la base. Juste des micro marques normales. Les carres n’ont pas bougé, pas de vague ou de plat après quelques passages sur neige dure et un peu de glace le matin. On sent qu’il y a un noyau assez rigide, probablement du bois classique type peuplier/mélange, avec des renforts. Ça vibre peu, même quand tu prends de la vitesse dans la trafolle.
Les interfaces de split (crochets, clips) semblent fiables. Pas de jeu qui apparaît, pas de bruit bizarre après plusieurs montages/démontages dans le froid. Les trous pour les peaux tombent bien, rien de tordu. Tu sens que tu es sur un produit de grande marque, pas sur un truc monté à l’arrache. Par contre, si tu es obsédé par le poids et que tu comptes faire beaucoup de multi-jours avec gros sacs, il y a aujourd’hui des splits plus légers sur le marché, souvent plus chers aussi.
En résumé, niveau matériaux, c’est du sérieux, orienté durabilité et comportement en descente plutôt que performance en montée à tout prix. Ça plaît ou pas, selon ton usage. Perso, pour des sorties à la journée ou du freeride engagé à la descente, ça me va mieux qu’un truc ultralight qui vibre et se marque dès que tu touches un caillou. Mais il faut accepter de porter un peu plus lourd à la montée.
Durabilité et tenue dans le temps : ça inspire confiance
Sur une dizaine de sorties, évidemment je ne peux pas parler de durabilité sur plusieurs saisons, mais j’ai quand même quelques signaux. Déjà, la semelle. Je l’ai traînée sur quelques zones bien limites en début de saison, avec cailloux qui affleurent. Résultat : des petites marques superficielles, rien de profond, un simple fartage/ponçage léger et c’était reparti. Ça, c’est un bon point, parce que certains splits plus fragiles marquent vite et tu te retrouves à faire du tuning de semelle tous les deux week-ends.
Les carres, pareil, ont bien tenu. J’ai fait pas mal de dévers sur neige dure/glace en montée, avec parfois la mauvaise habitude de taper un peu les skis entre eux pour virer la glace. Pas de pli, pas de zones aplaties. Ça reste bien net. Le topsheet ne s’effrite pas particulièrement sur les bords, même après quelques chocs de carres pendant les manipulations en mode flemme sur le parking. On voit qu’il y a un minimum de renfort sur les chants.
Les systèmes de clips et crochets n’ont pas pris de jeu. J’ai monté/démonté la board dans le froid, sous la neige, avec un peu de glace qui se met partout : ça ferme toujours bien, sans avoir à forcer comme un bourrin. C’est un détail, mais sur le long terme, un système qui prend du jeu peut vite devenir pénible, avec des vibrations et une sensation de board « cassée » au milieu. Là, pour l’instant, rien à signaler.
Donc, niveau durabilité, mon ressenti est plutôt bon : ce n’est pas le genre de split que tu vas exploser en une saison si tu en prends un minimum soin. Ce n’est pas non plus un tank indestructible, mais pour un usage régulier en backcountry, ça semble tenir la route. Vu le prix du matos Burton, c’est quand même rassurant d’avoir cette impression de solidité et pas un truc qui fait gadget.
Performance en descente : stable, directionnelle, exigeante sur les jambes
C’est clairement sur la descente que cette Hometown Hero Split se défend le mieux. En poudre, la board flotte bien pour une 158, surtout grâce au nose long et au setback. Tu peux rider centré sans trop tirer sur l’arrière, et ça reste très confortable dans 20-30 cm de fraîche. Dans la trafolle, elle reste assez posée, tu sens que le flex est plutôt rigide, donc ça traverse sans trop se faire balader. Par contre, si tu as les jambes un peu molles, tu le sens vite : c’est une board qui demande d’être un minimum actif.
Sur neige dure et pistes gelées (oui, j’ai testé en mode descente de station aussi), l’accroche est bonne. Tu peux vraiment tailler des grandes courbes à bonne vitesse sans avoir l’impression que la board va décrocher d’un coup. Là-dessus, j’ai été franchement content. Comparé à mon ancien Salomon Split, la Burton est plus précise et moins floue sous les pieds, surtout en appui backside. Tu peux vraiment verrouiller ton virage sans que ça bouge dans tous les sens.
En terrain étroit, type forêt serrée ou couloirs pas trop larges, la planche reste maniable pour sa catégorie. Ce n’est pas une petite twin souple, mais une fois que tu as trouvé le bon placement, elle pivote correctement. Il faut quand même rester un peu sur l’avant pour la faire tourner vite. Si tu es trop passif, surtout en fin de journée, tu sens que ça devient plus fatigant. Elle pardonne moins les approximations qu’un split plus souple orienté « all-mountain tranquille ».
Globalement, niveau performance, je dirais : très bonne pour un rider confirmé qui aime envoyer un peu et qui privilégie la descente. Si tu cherches un split joueur pour faire des petits tricks, du switch et du flat, ce n’est pas la bonne cible. Si ton délire, c’est des belles lignes propres, des grandes courbes et tenir la vitesse dans des neiges pas toujours faciles, là elle est vraiment dans son élément.
Présentation générale : une freeride split pour riders déjà confirmés
Sur le papier, cette Burton Family Tree Hometown Hero Split 158 est clairement positionnée freeride. La marque la classe pour niveau « confirmé », et honnêtement, je suis d’accord. Si tu débutes en rando ou que tu n’es pas encore à l’aise en hors-piste, ce n’est pas la planche la plus facile pour apprendre. Elle a du caractère, surtout quand la neige est dure ou que tu te rates sur la répartition des appuis. Par contre, si tu viens déjà d’une board freeride assez rigide, tu ne seras pas perdu.
Le shape est typé freeride directionnel : nose plus long, tail plus court, tout est pensé pour la descente en poudre et les terrains variés. En montée, les deux parties se verrouillent correctement, rien de bizarre au niveau de l’alignement, ça reste propre. On est sur du matos adulte, sérieux, pas le split « découverte » mou et tolérant. La taille 158, pour mon gabarit, se place bien : assez de portance sans devenir un bateau à la montée dans les conversions serrées.
Ce qui ressort assez vite, c’est que la board est faite pour des journées où tu vas chercher les runs un peu engagés : pentes un peu plus raides, forêts serrées, neige changeante. Elle n’est pas « joueuse » au sens ludique, c’est plus une board qui te donne de la confiance quand ça va vite et que tu dois garder une ligne propre. Si tu viens d’une board plus souple, tu vas sentir la différence dès les premiers virages, surtout en neige dure.
En résumé, cette Hometown Hero Split, c’est une splitboard orientée descente, pensée pour quelqu’un qui sait déjà ce qu’il fait en hors-piste. Elle fait le job en montée, mais ce n’est pas là qu’elle impressionne. Là où elle est intéressante, c’est dans sa façon de rester stable quand ça tabasse un peu. Par contre, il faut accepter un côté assez physique, surtout en fin de journée quand les jambes commencent à brûler.
Points Forts
- Très stable et rassurante en descente, surtout en neige trafollée ou dure
- Bonne flottabilité en poudre grâce au shape directionnel et au nose long
- Construction solide avec semelle et carres qui encaissent bien les chocs
Points Faibles
- Poids un peu au-dessus de certains splits plus légers, surtout sensible en longue montée
- Prix élevé, on paye aussi le logo et pas seulement la performance
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette Burton Family Tree Hometown Hero Split 158, c’est une vraie splitboard de freerider, pas un jouet pour découvrir la rando tranquille. Elle est stable, directionnelle, assez rigide, et vraiment à l’aise quand tu veux tracer des lignes propres en poudre ou tenir la vitesse dans de la neige trafollée. La construction fait sérieuse, les matériaux tiennent bien le choc, et la sensation globale est celle d’un outil fiable pour aller chercher du terrain un peu plus engagé que le bord de piste. On sent que Burton a pensé la planche en priorité pour la descente, avec une montée correcte mais pas optimisée à l’extrême en poids.
Pour moi, c’est une bonne option si tu es déjà à l’aise en hors-piste, que tu viens d’une board freeride classique et que tu veux retrouver des sensations proches en split. Tu apprécieras sa stabilité, son accroche sur neige dure et son comportement en pow. En revanche, si tu débutes en split, si tu veux un truc très joueur ou si tu ne rides que quelques fois par an, il y a plus simple et moins cher. Le prix reste assez élevé, et tu payes clairement une partie du logo Burton. Donc : bon produit, efficace, mais à réserver aux riders confirmés qui savent qu’ils vont l’utiliser souvent et qui cherchent un split plus sérieux que ludique.