Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu rides vraiment
Design : sobre, efficace, mais pas un objet de collection
Matériaux : du Burton sérieux, mais rien de révolutionnaire
Solidité : ça encaisse, mais le topsheet marque vite
Performance : très bon en descente, un peu physique pour les moins techniques
Présentation : une Hometown Hero découpée en deux
Points Forts
- Très bon comportement en descente : accroche solide et bon flottement en poudre
- Construction sérieuse et rigide, rassurante en terrain engagé
- Shape directionnel maniable en 146, pratique en forêt et dans les pentes étroites
Points Faibles
- Board assez physique et peu tolérante pour les riders intermédiaires
- Poids pas ultra léger pour les gros raids, et topsheet qui marque vite
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Burton |
| Couleur | Blanc |
| Tranche d'âge (description) | Adulte |
| UPC | 193177609883 |
| Description de la tranche d’âge | Adulte |
| ASIN | B0CD33W7QK |
| GTIN | 193177609883 |
Un splitboard Burton taillé pour le backcountry… sur le papier
J’ai ridé ce Burton Family Tree Hometown Hero Split en 146 pendant une dizaine de sorties, principalement en rando autour de stations et sur quelques belles journées poudre. Je viens d’un split plus old school, un Jones Solution un peu plus long, donc j’avais un bon point de comparaison. Mon objectif était simple : voir si cette planche pouvait vraiment servir de board unique pour le backcountry, comme Burton le vend dans sa com, et si le format 146 tenait la route pour un gabarit moyen (1m72, 70 kg, sac autour de 6-8 kg).
Concrètement, je l’ai utilisée dans un peu de tout : poudre légère, croûtée, neige de printemps, trafolle bien lourde et quelques passages en forêt bien serrés. Je ne l’ai pas gardée pour une seule sortie parfaite en carte postale, mais vraiment dans des conditions mixtes comme on les a souvent chez nous. Ça permet de voir si la planche reste gérable quand la neige est moyenne, pas juste quand c’est tout blanc et tout léger.
Je précise aussi que je l’ai montée avec des fixations de split classiques (Spark) et des peaux adaptées, rien de tuning bizarre. Je ride plutôt engagé mais sans faire de gros cliffs, et je préfère la stabilité à haute vitesse plutôt que les tricks en switch. Du coup, mon avis va surtout parler à ceux qui cherchent une board solide pour envoyer en freeride, pas forcément à ceux qui veulent faire des 180 en rando.
Globalement, cette Hometown Hero Split m’a laissé une impression assez claire : ça fait le job pour ce pour quoi c’est fait, mais ce n’est pas une planche ultra polyvalente accessible à tout le monde. Elle a un vrai caractère, surtout en descente. Certains vont adorer, d’autres vont la trouver un peu physique. Je vais détailler point par point, mais ne t’attends pas à un truc magique qui fait tout tout seul : il faut avoir un minimum de niveau pour en tirer quelque chose.
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu rides vraiment
On ne va pas se mentir, Burton n’est pas la marque la moins chère, et ce splitboard ne fait pas exception. Si tu compares à des modèles d’entrée de gamme ou à certaines marques plus petites, tu vas le trouver cher. Maintenant, il faut regarder ce que tu as pour ce prix : une board freeride orientée performance, construction sérieuse, bon comportement en descente, et une marque qui a un vrai historique sur le matos snowboard. Si tu comptes faire deux sorties par an, l’investissement ne vaut clairement pas le coup. Mais si tu ride régulièrement en rando, ça commence à se défendre.
Comparé à un Jones Solution ou un Korua split par exemple, on est dans les mêmes eaux de prix, parfois un peu en dessous, parfois un peu au-dessus selon les promos. La Hometown Hero Split se place plutôt bien en termes de compromis performance / solidité. Là où certains splits plus légers coûtent aussi cher mais sacrifient un peu de durabilité ou de stabilité à la descente, ici tu paies pour une board qui tient bien la vitesse et les conditions mixtes. Si c’est ce que tu cherches, le prix devient plus acceptable.
Par contre, pour une première approche du split, je trouve que c’est un peu surdimensionné, autant en prix qu’en caractère. Un rider intermédiaire va peut-être mieux s’en sortir avec une planche un peu plus tolérante et moins chère, quitte à changer plus tard s’il accroche vraiment au backcountry. Là, tu investis direct dans un outil pensé pour quelqu’un qui sait déjà ce qu’il fait et qui va exploiter le potentiel de la board.
Donc, niveau valeur, je dirais que c’est un bon rapport qualité-prix pour un rider engagé qui ride souvent, mais pas le meilleur plan pour quelqu’un qui découvre. Si tu coches les bonnes cases (niveau, fréquence de sorties, envie de freeride sérieux), tu ne regretteras pas trop l’argent mis dedans. Si tu es encore en mode découverte, regarde peut-être un peu plus bas en gamme ou en promo avant de te lancer sur ce modèle.
Design : sobre, efficace, mais pas un objet de collection
Visuellement, cette Hometown Hero Split en blanc reste dans le style Burton assez classique. Design sobre, pas trop chargé, logo propre, rien qui hurle sur la neige. Perso, j’aime bien : ça ne fait pas jouet, ça ne crie pas "regardez-moi" dans la file de peau. Le blanc a aussi un avantage pratique : en plein soleil, ça chauffe un peu moins qu’une board noire, donc la neige colle un poil moins à la semelle quand tu t’arrêtes longtemps. Ce n’est pas la différence du siècle, mais je l’ai remarqué sur quelques pauses casse-croûte.
Le shape est clairement directionnel : gros nose, tail plus court, et tu le vois tout de suite à l’œil. Quand tu mets la board à plat, tu vois bien le cambre sous les pieds et le rocker devant. Ça donne confiance avant même de rider, tu sais que ça va flotter en poudre et accrocher quand tu appuies sur la carre. En split, les deux parties sont bien symétriques, les chants sont propres, rien qui dépasse. Les inserts sont bien placés, ça se monte facilement avec les fixations de split standards.
Par contre, niveau finition pure, ce n’est pas une œuvre d’art non plus. Ça reste du Burton de série : c’est propre, mais tu n’as pas le petit côté "artisan" qu’on peut retrouver chez certaines marques plus confidentielles. Les topsheets marquent un peu si tu tapes des cailloux ou si tu cognes les skis en montée. Rien de dramatique, mais au bout de quelques sorties, tu vois déjà que la planche a vécu. Si tu es maniaque, ça va te piquer un peu au début, puis tu t’y fais.
Globalement, sur le design, j’ai bien aimé le côté simple et pratique. Tu ne passes pas ton temps à te dire que tu vas l’abîmer, tu la poses dans la neige, tu montes dessus, basta. Pour ceux qui aiment les graphismes bien chargés, ce modèle ne va pas faire rêver, mais pour un usage rando / freeride, je préfère largement ça à un truc tape-à-l’œil. Ça fait sérieux sans être triste, et ça colle bien à l’usage terrain.
Matériaux : du Burton sérieux, mais rien de révolutionnaire
Burton ne détaille pas tout dans la fiche, mais on sent qu’on est sur une construction freeride costaud : noyau bois, renforts, semelle correcte, rien de cheap. Sur le terrain, ça se ressent tout de suite : la board ne vibre pas comme une planche d’entrée de gamme, même quand tu prends un peu de vitesse sur neige dure. Le cambre sous les pieds donne une vraie colonne vertébrale à l’ensemble, et les matériaux suivent, ça ne plie pas n’importe comment. Tu sens que la board est faite pour encaisser quelques saisons si tu ne la massacres pas sur les cailloux.
En montée, les deux skis restent bien rigides en torsion. Quand tu fais des conversions un peu tordues sur pente raide, ça ne se tord pas sous la chaussure. C’est clairement un plus par rapport à certains splits plus légers qui deviennent chewing-gum dès que tu forces un peu. Par contre, qui dit matériaux costauds dit aussi poids pas ultra light. On n’est pas sur un tank, mais ce n’est pas le split le plus léger que j’ai eu aux pieds. Pour des sorties à la journée, ça passe sans souci. Pour du gros raid de plusieurs jours, certains vont préférer plus léger, quitte à perdre un peu en comportement à la descente.
Au niveau de la semelle, ça glisse bien une fois farté correctement. Rien d’extraordinaire, mais efficace. Je n’ai pas senti de gros blocages en neige de printemps, même après quelques sorties sans refartage. Par contre, comme souvent, si tu veux profiter du potentiel de la planche, un fartage régulier est presque obligatoire. Là encore, on reste dans du standard pour ce type de produit, ni mieux ni pire que la concurrence directe.
En résumé sur les matériaux : ça fait sérieux, ça tient la route, mais ce n’est pas une construction ultra light ni ultra technique. C’est un compromis assez classique Burton : un peu de poids, mais de la stabilité et de la durabilité. Si tu cherches le split le plus léger du marché, ce n’est pas celui-là. Si tu acceptes de porter un peu plus pour avoir une planche rassurante à la descente, tu t’y retrouveras.
Solidité : ça encaisse, mais le topsheet marque vite
Après une dizaine de sorties, souvent avec des approches un peu caillouteuses au début de saison, la planche a plutôt bien tenu. Les carres n’ont pas bougé, pas de gros pets ou de déformations bizarres, même après quelques contacts avec des cailloux planqués sous la poudre. La structure globale inspire confiance, tu ne sens pas de zones molles qui apparaissent ou de changement de flex. Pour un split utilisé vraiment en rando, avec portages et manipulations fréquentes, c’est un bon point.
Par contre, le topsheet marque assez vite. Les frottements des skis l’un contre l’autre en montée, les petits coups de carres, ça laisse des traces. Rien de dramatique, mais visuellement, au bout de quelques sorties, tu vois que la board n’est plus neuve. Si tu es du genre à vouloir une board nickel, tu vas grimacer au début. Perso, je m’en fiche un peu, du moment que ça ne touche pas la structure, mais ça vaut le coup de le signaler. Ça reste plus esthétique que fonctionnel.
Les inserts et les systèmes de fixation de split (clips, crochets, etc.) n’ont pas montré de jeu particulier. Les pièces ne se sont pas desserrées et je n’ai pas eu besoin de resserrer tous les deux jours. C’est important, parce que certains splits bas de gamme ont tendance à prendre du jeu rapidement, et après tu te retrouves avec deux skis qui bougent l’un par rapport à l’autre en descente. Là, rien de tout ça, ça reste bien verrouillé.
En résumé, niveau durabilité, je dirais que c’est solide sur le fond, un peu fragile sur la cosmétique. La planche est faite pour être utilisée, pas pour rester dans un salon. Si tu acceptes qu’elle prenne des marques visuelles, tu peux compter sur elle pour tenir plusieurs saisons de rando / freeride sans souci majeur, à condition d’éviter les gros chocs idiots et de faire un minimum d’entretien (fart, affûtage basique, vérif des vis).
Performance : très bon en descente, un peu physique pour les moins techniques
C’est vraiment sur la descente que cette Hometown Hero Split montre son caractère. En poudre, le nose en rocker fait clairement le taf. Même en 146, avec mon gabarit, ça flotte bien tant que tu ne charges pas un sac de 12 kg. Tu peux rester assez centré sur la board, tu n’es pas obligé de te mettre complètement sur le tail pour garder le nose dehors. Ça, c’est un vrai bon point, surtout sur les longues pentes où tu n’as pas envie de te cramer les cuisses. La planche reste maniable, tu peux enchaîner les virages courts en forêt sans te battre avec.
Sur neige dure ou trafollée, on sent bien le cambre sous les pieds : l’accroche est solide, tu peux appuyer franchement sur la carre sans que ça décroche d’un coup. Par contre, c’est là que le côté "expert" se ressent. Si tu rides en mode passif, en laissant la planche décider, tu vas te faire un peu balader. Elle aime qu’on lui rentre dedans, qu’on la tienne. Si tu engages, elle reste stable, même à bonne vitesse pour un 146. Si tu te laisses porter, la trafolle peut vite te déséquilibrer. Donc oui, ça marche bien, mais ce n’est pas ultra tolérant.
En switch, ça se ride, mais ce n’est clairement pas son truc. Le shape directionnel se sent bien, surtout quand tu arrives en switch dans une neige pas propre. Le côté "posture twin avec flottabilité directionnelle" dont parle Burton, je le ressens surtout quand la board est à plat sur piste ou sur neige plus lisse. Là, tu as un côté un peu plus freestyle dans les sensations. Mais dès que tu reviens sur un terrain freeride un peu sérieux, tu sens que la board est pensée pour être ridée dans le bon sens.
En montée, la performance est correcte : le poids reste gérable, la tenue en dévers est bonne, surtout grâce à la rigidité en torsion des skis. Tu peux poser les carres sans que ça plie, ce qui est rassurant sur des traversées un peu exposées. Ce n’est pas le split sur lequel tu vas battre des records de D+, mais pour des journées entre 800 et 1500 m de dénivelé, ça reste tout à fait jouable. Globalement, niveau performance, j’ai bien aimé la descente, vraiment sérieuse pour un 146, mais je la conseille clairement à des riders déjà solides techniquement.
Présentation : une Hometown Hero découpée en deux
Sur le principe, la Family Tree Hometown Hero Split, c’est simple : c’est la Hometown Hero classique, version splitboard. Même esprit freeride directionnel, même idée de board qui aime la pente, mais avec l’option montée en peaux. On est sur une board annoncée pour un programme freeride / backcountry, clairement orientée descente. Le shape est directionnel avec un cambre sous les pieds et un nose en rocker, donc tu sens tout de suite que l’idée c’est de flotter en poudre tout en gardant de l’accroche sur dur.
La taille 146, c’est plutôt court pour un split freeride, donc on est sur un truc assez joueur, pensé pour être maniable en forêt ou dans les couloirs un peu étroits. Burton communique sur le côté "polyvalent" et sur le fait que la planche se débrouille dans les conditions mixtes. Après quelques sorties, je confirme qu’elle s’en sort bien, mais ce n’est pas une board débutant : le flex et le cambre demandent un peu de technique, surtout quand la neige est dure ou trafollée.
En termes de public, pour moi c’est clairement une board pour riders déjà à l’aise en hors-piste, qui savent découper une ligne et garder une bonne position. Si tu viens du snowboard de station et que tu passes sur ton premier split, ça peut passer, mais il faudra un temps d’adaptation. Si tu as déjà ridé des boards freeride un peu rigides, tu vas vite retrouver tes marques. Par contre, si tu cherches un split confort, tolérant, pour te balader tranquille, il y a plus doux ailleurs.
Pour résumer la présentation : c’est une board assez compacte, orientée freeride, pensée pour ceux qui veulent une descente sérieuse sans se traîner à la montée. Elle ne révolutionne rien, mais elle reprend une recette Burton qui fonctionne déjà en version non split. La vraie question, c’est : est-ce que le passage en split ne casse pas trop le comportement de la board ? On va voir ça dans les parties suivantes, mais globalement, l’ADN est là, avec quelques compromis évidents liés au split.
Points Forts
- Très bon comportement en descente : accroche solide et bon flottement en poudre
- Construction sérieuse et rigide, rassurante en terrain engagé
- Shape directionnel maniable en 146, pratique en forêt et dans les pentes étroites
Points Faibles
- Board assez physique et peu tolérante pour les riders intermédiaires
- Poids pas ultra léger pour les gros raids, et topsheet qui marque vite
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce Burton Family Tree Hometown Hero Split en 146, c’est une planche de rando clairement orientée freeride, qui fait bien le boulot pour ceux qui savent déjà rider fort. En descente, elle est stable, accrocheuse, avec un bon flottement en poudre malgré la taille assez courte. Elle demande un peu de technique et d’engagement, donc ce n’est pas la board la plus reposante du marché, mais si tu aimes appuyer et tracer des lignes propres, tu vas y trouver ton compte. En montée, ce n’est pas le split le plus léger, mais la rigidité en torsion et la tenue en dévers compensent bien.
Pour moi, ce modèle s’adresse surtout à des riders niveau avancé à expert, qui viennent déjà du freeride station et veulent un split qui garde un vrai feeling de snowboard sérieux à la descente. Si tu es léger ou de gabarit moyen, la 146 peut suffire, surtout si tu aimes les terrains serrés et les forêts. Si tu es plus lourd ou que tu cherches la grosse vitesse en grandes pentes ouvertes, je viserais une taille au-dessus. Ceux qui devraient passer leur chemin : les débutants en hors-piste, ceux qui veulent un split très tolérant, et ceux qui cherchent absolument le poids plume pour les gros raids.
En résumé : rien de magique, mais une bonne planche solide et efficace pour le backcountry, à condition d’avoir le niveau et l’usage qui vont avec. Le prix pique un peu, mais reste cohérent si tu rides vraiment. Si tu veux un split pour envoyer en descente et que tu fais confiance à Burton, ce Hometown Hero Split est une option sérieuse à mettre dans la short list, en gardant en tête qu’il ne fera pas tout le travail à ta place.